CHAPITRE 2: LUI

En me retournant, j’ai heurté la poitrine d’un homme. Cet homme… Mon homme… mais j’étais toujours dans le déni de ne pas avoir compris que mon âme et mon corps spirituel avaient soif de lui.

 Cependant, ma tête, oh oui ma tête pensait autrement. Ma tête rejetait toujours ce fait. Ma conscience refutait ce fait qui alla se camoufler dans mon subconscient.

 Tomiwa: « Oh noooonnn pas Lui Seigneur! O nooooon…. Dieu !!! pas lui! »

 Oma: « Ma cooo, devine quoi? Dit-elle quand elle revint me rejoindre au bar. »

Tomiwa: « Imagine un peu ce qui vient de m’arriver mama! » J’interrompu Oma dans son ellant.  » Peux-tu croire ça? N’est-ce pas cet idiot là-bas. » Je pointais du doigt en sa direction, lui montrant l’homme sur lequel je m’étais heurtée.

 Oma: » qui? Celui qui parle avec Kunle là-bas? » Elle pointa du doigt en leur direction.

 Tomiwa: » oui, Mr « je sais tout » ouais, comme je vous disais, j’aime donner des surnoms aux gens, 😜.

 Oma:  » Oh mais que s’est-il passé? » Demanda Oma.

 Tomiwa: « pff.. oublie, je ne veux même pas en parler, ni penser à cet homme stupide » je stoppais ses ardeurs.

 Oma: « hmm! OK, oo! Ma chérie, devine quoi? » Elle changea de sujet.

 Tomiwa: « quoi de neuf ???, quand tu commences comme ça, ça veut dire que tu «concoctes» quelque chose (créer ou organiser quelque chose de manière mystérieuse, louche).

 Oma: » qui moi? » Elle ouvrit ses yeux comme quelqu’un qui etait stupéfaite par ce que je venais de dire) « Kunle nous emmene en « teeub » et moi je suis partante. Si tu veux, reste dans cette soirée ennuyeuse, You’re on your own. Moi je suis Kunle » Ceci dit elle se leva et s’en alla.

 Tomiwa: » Ihuomaaaa…. Attend gué » je la retins par son bras. « Dans cette ville? En ce moment? Il fait déjà tard mama. Cet endroit où l’insécurité est au premier niveau dans le monde; tu veux faire le tour de la ville juste à cause du groove?! » Je me souciais de notre sécurité avant tout.

 Oma: « Abeg laisse-moi tranquille… et… de quoi tu parles? quelle ville est n° 01 en parlant d’insécurité dans le monde? Lagos? U dey craze! » Elle se détacha de ma prise et me fixa en me suppliant.  » ma co ne me laisse pas partir seule non; l’endroit n’est pas loin, c’est dans Victoria island. Pleaaaaseee. allons-y. »

 Elle me forca de la suivre à un night club de la place avec son *Kunle* nouveau jackpot, comme elle les appelle toujours. Et devinez qui était ce jackpot? C’était le directeur régional de la région d’Europe basé à Londres.

 Ce type qu’elle m’a demandé de regarder durant le discours de notre Directeur Général, M. Kunle Daniel Ayobami. Il n’est pas le London Country Manager comme je le pensais.

C’est ainsi que nous quittions la fête et nous randâmes dans une boîte de nuit avec Kunle. C’était juste super à la discothèque PICCOLO MONDO. C’est un restaurant, un salon de thé et une discothèque, très classe pour les grands «pipo» (signifiant les riches) de l’île Victoria à Lagos.

Sur le chemin en direction de la boite de nuit, à vous dire vrai, je n’étais pas à l’aise dans la voiture. Ce n’est pas mon premier voyage à Lagos mais, ah… qui n’a pas peur de Lagos? Cette ville où tout peut arriver à tout moment de la journée et encore pire la nuit. Entre les explosions de bombes avec Boko haram, kidnappeurs, voleurs, violeurs, coup de tir et autres ravisseurs et autres gangs qui se croient être aux États-Unis, rien n’est sûr dans ce pays.

 Comme disait Oma, le club n’était pas si loin que ça mais nous avions quand meme mis plus de 30mns pour y arriver ce qui veut dire que s’était quand même assez éloigné de la zone de fête. Ce n’est pas une petite ville comme Dakar. Je vous parles de Lagos, une ville de plus 25 millions d’habitants hein si je n’exagère pas, lol…

Nous arrivâmes finalement à destination. Dieu merci, ma tenue était correcte et convenable pour danser en discothèque. J’avais sur moi un haut marron avec des paillettes brillantes qui brillaient dans le noir, mon pantalon noir et des chaussures marron, ça allait. Ihuoma, comme d’habitude, dans une mini robe mauve claire avec le dos ouvert et sa poitrine mis ouverte était très belle.

 Nous sommes entrés dans le club, et comme vous connaissez les femmes, nous sommes d’abord allées aux toilettes pour une petite touche de maquillage.

Kunle avait déjà commandé la boisson et réservé notre «salon», comme on l’appelle. La table était remplie de Champagne, Jack Daniels et Martini, Coka … «M. trop d’argent » avait mit le paquet, et oui s’était son surnom (ouais, donner par moi, quoi, laissez-moi tranquille).

 Kunle: « ma reine africaine… (en s’adressant à Ihuoma)… j’espère que vous vous amusez… comment s’appelle encore ton amie? Je ne l’ai jamais vu! Elle vient de quel pays? »

 Oma: « Tomiwa…. Mais moi je l’appelle toujours Liane. Liane je te présente Kunle, Kunle voici Liane. » Oma fit les présentation en nous servant du champagne. Elle représente Dakar.

Kunle: »oh Dakar » French people yeah » ravie de vous rencontrer, belle dame, mais je préférerai vous appeler Tomiwa. J’espère que cela ne vous dérange pas.

Tomiwa: Ravi de vous rencontrer aussi; non, ça ne me dérange pas. Les Nigérians préfèrent ce prénom et m’appelle comme ça d’habitude.

 

Kunle: « ah oui, mais désolé de demander, êtes-vous nigériane?

 

Tomiwa: « moitié, moitié… »

 

Kunle: « oh vraiment! Alors, quelle moitié est de Naija?

 

Oma: hé, hé, hé… nous ne sommes pas là pour parler de ma vie de famille hein… nous sommes là pour s’amuser! Babe Oya, sers moi quelque chose à boire gué! Tu t’es servis et tu me laisse! » Je coupa cours vent à Kunle. Je n’étais pas d’humeur à lui raconter le pourquoi du comment j’avais du sang Nigerian.

C’est ainsi que nous nous dirigeames sur la piste de dance après avoir vidé nos verres en laissant Kunle discuter avec sa clique de potes qui s’étaient joint à nous.

La musique vibrait fort. Le DJ était bon et venait de faire passer mon son préféré. Nous apprécions la musique de DJ Elio et je dançais au son KUCHI KUCHI (oh bébé) de J’ODIE jusqu’à fatiguée.

 Ihuoma etait toujours pleine d’énergie; à ce moment, personne n’était assez fou pour lui dire de s’asseoir. Je la laissa donc sur la piste quand je m’apercu que Kunle était venu la rejoindre. La fatique commençait à me rattraper. Je décida donc de retourner m’assoir.

Etant à notre table, je buvais mon martini avec du jus d’orange. Une envi de me soulager vint. En me retournant pour me rendre faire le petit , je le vit …

 Lui: « eh bien, eh bien, toi encore? » Ehhh Dieu, qu’est-ce que je t’ai fait aujourd’hui pour que cet homme soit sur mes voies comme ça? » Pensais-je.

Lui: « je ne pensais pas te voir ici. Tu es sensationelle » Il était maintenant dans mon espace. La musique ne m’édait pas du tout. Parce qu’elle était forte, il fallait forcément qu’il effleure mon coup pour me parler. Le mec pour me parler devait s’abaisser jusqu’à mon oreille. Son odeur était comme un élixir. Il sentait la lavande parfumée avec un mélange d’Hugo Boss. Les papillons montaient au bas de mon ventre mais je me retenais de ne pas ssuter sur lui.

Le gars était frais. Son costume bleu nuit mettait bien en valeur sa silhouette. J’avais complètement oublié que j’avais une envie pressante de me soulager.

 

Tomiwa: « oui? Avec un sourcil levé, tu sais, comme ces filles américaines le font toujours.

 

Lui: » écoute moi, Tomi, donne moi…

Moi: « hé, hé, hé premièrement je m’appelle TO.MI.WA, deuxièmement, épargne moi de ton discours pardon. J’ai trop entendu de mots inutiles aujourd’hui! Je ne suis pas d’humeur à prendre des bêtises cette nuit. » Je l’interrompu

 Lui:  » pfff, je ne sais plus quoi faire encore pour que tu me pardonnes… ne me dis pas que tu es toujours faché à cause de ce qui s’est passé il y a 06 ou 08 mois?

Tomiwa: regarde Yul, cette histoire est passée, et je t’ai déjà pardonné OK! Alors peux-tu me laisser tranquille, je ne suis pas d’humeur? S’il ne s’agit pas de travail, je ne sais pas de quoi nous pouvons discuter d’autre, OK! »

Non il me soule celui-là! pfff

Après cette petite distraction avec Yul, j’alla me soulager et ensuite je rejoignis la piste de danse.

Avec Kunle et Ihuoma dans les parages, j’ai fait comme si tout allait bien. Mais je savais qu’après avoir vu Yul, je serais bouleversée et en colère pour le reste du temps. Ce sentiment était dans ma tête mais pour vous dire la vérité, j’étais plutôt contente de le voir ici. Ouais, je peux vous entendre rire. C’était bizarre, je sais.

J’étais tellement fatiguée. Je demanda à Ihuoma de quitter les lieux. Kunle décida de nous déposer à notre hôtel. Mais Ihuoma refusa, disant que l’hotel etait loin. Il proposa alors de nous loger dans un autre hotel plus proche et promis de nous prendre le lendemain matin.

Nous avons donc décidé d’aller dans un hôtel recommandé par Kunle, qui n’était pas loin de là où nous étions, et nous avons découvert plus tard que c’était l’hôtel de son ami. Les lieux étaient splendide.

Vue sur mer et la piscine avec de la lumière, etc. Je ne pouvais même pas imaginer que c’était Lagos. Hummmm, comme on dit ici… certains pipo s’amusaient vraiment ici aussi hein…la vie était vraiment belle dans cette partie de la ville. Quand je pense que dans d’autres parties de la ville, NEPPA (l’entreprise qui fournit la lumière au Nigéria), ne faisait même pas le nécessaire pour fournir de la lumière pendant au moins une journée entière surtout dans d’autres quartiers de la ville qui en avaient aussi besoin.

Quand «Mr too much money» Kunle est là, tout le monde profite de la belle vie. Nous avons donc décidé de suivre.

**************************

Le lendemain vers 11 heures.

Dring, dring, dring – mon téléphone sonna.

Tomiwa: Bonjour! (Avec une voix basse et en regardant ma montre qui était à côté du lit)

Oma: Ma seule et unique fille yoruba française…

Tomiwa: hmmm mmmm… Oma ?? Oh la la, celle-là, quoique je l’aime bien, c’est ma combi ici à Lagos et Jo’burg, mais parfois elle me gasait, mais mal mauvaisaix quoi!

Oma: Madame, leve toi joorr, tu dors encore ?

Moi: « ne me fatigue pas hein » c’est de ta faute si je suis amauchée comme ça. pas à cause de toi .

Oma: « ah bon? Pour du bien que je nous voulais » elle se mit à rire « préparez-toi ma co… le gars veut nous inviter au resto… dans un coin chic quelque part dans la ville.

Moi:  » toi et le groove ya pas moyen quoi… tu vois ce que je veux dire! N’es-tu pas fatigué? On doit se reposer ma belle! Tu sais qu’on a vol très tôt demain matin! … Nous devons nous détendre et profiter de cet hotel »

Oma: « ma sistaaaa oublie! Un groove comme celui-ci ne sera pas toujours au rendez vous tout le temps. Comprenez-moi ! »

Tomiwa: « hmm! Je ne viens pas… Et puis je viens de me rappeler que j’ai besoin d’aller au marché; Je veux acheter de la bouf et du tissu wax, du gélè et tout ça….

Oma: « Je t’en supplie! Attends Je viens dans ta chambre maintenant, commence à te préparer… tu entends? Pleaaaaaase mon seul et unique combis »

Tomiwa: »OK Ok Ok! Mais de grace, je ne veux pas voir cet idiot de son ami d’hier! »

Oma: »Ne t’inquiète pas » CLICK Elee racrocha.

Cette fille n’arrêtera jamais de me surprendre quoi. Mais je l’aime parce qu’elle est fidèle et loyale comme amie. Elle est toujours là quand j’ai besoin d’elle et ce pour quoi que ce soit; elle est ouverte, franche et sincère comme fille. Même si elle vit loin dans un autre pays, nous essayons toujours de nous voir, même si c’est pour une courte durée d’au moins 02 jours. Avec un vol direct Dakar Jo’burg, c’est plus facile pour nous.

Ihuoma est la représentante de nos bureaux de Jo’burg. Et elle me dit toujours qu’à cause de l’insécurité à Johannesburg, elle ne sort pas. Donc quand elle est en mission hors de sa station, elle doit groover et remplir ses journées d’activité à 100%.

Ce qui est triste c’est qu’elle est déjà en relation avec un sud-africain. Un homme bien je vous assure. Pourtant, elle dit toujours qu’il est pieux, un homme amoureux et réservé avec un bon boulot plein aux AS. Mais qui n’aime pas le groove… pas de boite de nuit qu’il fréquente, pas de plage, pas de fête, même pas réception de mariage ou cérémonie de baptême… même pour aller au restaurant c’est du genre une fois en passant et la c’est après un looonnng moment.

Comme vous voyez on ne peu pas avoir un partenair parfait dans une relation. Il faut se contenter de qui on a. L’essentiel c’est de se sentir aimé et d’aimer. Je ‘ai à plusieurs reprises porté conseille mais elle retorque toujours qu’elle m’écoutera le jour ou je je serais en couple. Depuis la donc j’évite ke sujet et prie pour elle que Dieu touche son coeur.

CO CO CO… CO CO CO on frappait à ma porte.

Il était déjà 13 h

Tomiwa:  » qui est ce? » Je demandai tout en regardant à travel l’oeil de chat. Des que je vis que c’était Oma, j’ouvri la porte. Elle entre dans ma chambre avec un gros sac.

Oma: héy copine! Es-tu prête? Ils nous attendent en bas. Allons-y. » Elle demanda en s’asseyant sur le fauteuil de la chambre.

Tomiwa: »attends d’abord un peu. Moi, j’ai faim hein! As-tu mangé? » Je regardais comment elle me fit un large sourire. » Hmm donc tu as déjà pris ton dej. Tu ne pouvais même pas commander quelque chose pour moi hein! »

Oma: « Je ne suis pas comme toi ma belle. vous les francophone vous manger comme les oiseaux. Vous c’est toujours du pain et du thé, lait ou chocolat chaud que vous prenez au petit-déjeuner, de la nourriture pour oiseaux comme ça. « 

Tomiwa: »en plus tu connais mon menu mama. Tu pouvais faire un gest non ! »

Oma: « et puis quoi encore. » Elle a répéta cette phrase avec son accent nigerian avec son accent anglais. Et tu sais? nous on ne blague pas avec la bouf tu ssis ça non, le petit dej est très important pour nous. On a tellement l’ embarras du choix avec tout ça…le petit dej c’est le repas le plus important de la journée c’est pour cela on ne blague pas avec mama. Et laisse moi te dire quelque chose, parce qu’on ne sais pas comment la journée va se passe…. donc mieux on manges bien »

Moi: « ahahahahah, » cette fille ne cessera jamais de me faire rire !

Etant donné que nous n’avons pas eu le temps de nous rendre à notre hôtel pour changer nos vêtements. Nous avons dû acheter des tenues dans l’un des magasins de l’hôtel V.I pour être prête lorsque le chauffeur de Kunle sera là pour nous prendre.

Je fini de m’habiller juste à temps quand le téléphone de ma chambre d’hotel sonna pour nous annoncer que le chauffeur était la.;

J’avais enfilé un legging blanc et une tunique verte et bleue et mes sandales bleues. J’ai pris mon sac vert Lancel, maquillage, parfum «Kenzo amour». Et j’étais pimpante.

Lagos, nous voilà !!!!!!

 

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