CHAPITRE 3: SURPRISE

De retour à l’hôtel vers 20 heures, j’étais épuisée. Nous sommes allées manger avec la clique Kunle et après nous avons fait le tour du centre commercial. Nous étions aussi au marché et ceci parce que je voulais acheter des denrées alimentaires, la bonne bouf nigérianne. Vous nous connaissez, les femmes avec les achats nous sommes devant.

En plus à Dakar pour faire un bon plat du Nigeria comme « mamaput Nigerian Restaurant » basée à Dakar le fait, il faut avoir les bon ingrédients. Croyez moi ça coute chers à Dakar.

J’ai dû convaincre Ihuoma de me suivre au marché. Nous sommes donc allés au marché Aguégué à Ikeja. Nous sommes également allés au village informatique pour acheter des logiciels pour mon cousin Terry qui vit avec moi à Dakar.

Arrivée dans ma chambre d’hôtel, je commençai à faire mes bagages. Je ne voulais pas être pressé. Je fini de ranger mes valises vers minuit. Wow !!! En regardant ma montre, je savais que je n’avais que 02 heures pour dormir.

J’alla prendre une douche éclaire de 10mns. Pardon ne me criez pas deçu. L’eau et moi parfois c’est chien et chat. Après, quand je fini, en sortant de la salle de bain, mon téléphone sonna.

Lui: « bonjour, bébé! »

C’est qui vous connaissez… tout au long de la journée, j’avais décidé de rejeter ses appels. Mais il n’arrêtait pas d’appeler alors j’ai décidé de prendre cet appel.

Tomiwa: « ouais! Dis-moi, que veux-tu au juste, qu’attends-tu de moi? » Je répondais au téléphone en roulant des yeux.

Yul: « Je veux juste avoir 30 minutes de ton temps pour te parler et t’expliquer clairement ce qui s’est passé à ce moment-là. » Il dit en soupirant.

Tomiwa: « Écoute Yul, ne te dérange même pas. Ne te fatigue même pas mon cher. Je ne suis pas de bonne humeur pour parler, mon vol est dans moins de 8 heures, et j’ai besoin de me détendre. »

 Yul: « S’il te plait Tomiwa. J’insiste vraiment. Je tiens à m’excuser. Ok, j’avoue que j’ai tout merdé… Tout ce que je veux c’est te voir… accepte mon invitation s’il te plait… dit oui… please. » Il aligna ses mots sans même me donner la chance de refuser.

 Tomiwa: « ok, oui! » Je répondis rapidement en acceptant son invitation. Je n’avais pas mesuré l’ampleur de ma réponse. Mon vol était pour bientôt. Je me disais que je n’allais pas le voir d’ici peu de temps. Et que si cela arrivait, ça allait me prendre au moins six mois avant de revenir à Lagos ou qu’il vienne à Dakar.

Yul: « ok, bébé! Merci. Prends soin de toi! »

Tomiwa: « fais attention. »

 Yul: « bisou! »

 Click…… Il coupa la communication sans transition.

 Hum. Laissez-moi vous dire, et je ne le nierai pas. J’aime cet homme, bon aimer c’est peut-être trop prononcé, je dirais peut-être que j’ai de l’affection pour lui mais il s’est passé quelque chose l’année dernière qui m’a mise en colère contre lui et je le suis toujours jusqu’à présent.

 Yul Peter Ekeh est le responsable du dispatching des vols de la compagnie encore appelé « space control officer ». Il est responsable de la répartition des vols intérieurs et internationaux et de la coordination des vols de correspondance avec les autres compagnies aériennes avec lesquelles nous avons un accord pour toutes nos stations.

Alors que s’est-t-il passé? C’est une longue histoire mais il faut que je vous la raconte pour que vous aillez une compréhension claire de la haine que je lui porte.

En début d’année passée, le chef d’escale de Dakar démissionna, et le représentant de Dakar m’avait demandé d’assurer l’intérim de ce poste jusqu’à ce qu’une nouvelle personne soit embauchée. Il nous avait même dit qu’il se pourrait que la Direction Générale affecte un employé depuis Lagos pour venir couvrir cette position.

A l’époque, j’occupais le rôle de superviseur des opérations. Lorsque qu’on me proposa de couvrir le poste de chef d’escale, j’accepta et le fis pour une durée de six mois jusqu’à ce que la direction des ressources humaines basée à Lagos m’appella pour me demander si j’étais intéressée pour une promotion.

Imaginez quelle était ma joie!

Le fait de recevoir cet appel me donna espoir. Je pensais avoir eu le poste d’emblée. Je me disais qu’il ne pouvait pas juste m’appeler comme cela pour le plaisir de juste me demander si je voulais le poste ou pas.

Mais ensuite, la dame dans la conversation me demanda quand est ce que j’étais disponible à passer un entretient. Je lui donnai ma disponibilité et le vol suivant j’étais au rendez-vous d’entretien à Lagos.

Pour moi, ce n’était que des vacances. Je voyais cette session comme étant que de la formalité. Je travaillai pour Voyager Airlines depuis maintenant cinq ans. Rien n’était nouveau pour moi.

Oui, j’étais un simple agent d’opération à l’époque quand j’ai commencé à travailler à l’aéroport avec Voyager Airlines. Mais néanmoins, j’accumula de l’expérience. C’est qui me m’était en confiance et je m’étais mis en tête que ce poste était déjà le mien. Grande fut ma surprise quand les choses ne résultèrent pas comme je l’avais imaginé.

Donc comme je vous disais, j’étais arrivée à Lagos. Grande fut ma surprise quand je rentrai dans la salle pour passer le test. Il y avait dans la salle 10 autres candidats. Je reconnu certains parmi eux et les autres ne m’étaient guère familiers.

Je réussis tous les tests. Il ne restait plus que l’entrevu final avec « M. je sais tout » Yul Peter Ekeh. Quand mon tour arriva, je rentrai dans son bureau et il me demanda de m’assoir en face de lui. Lorsque je fus installé, Il me demanda juste de lui donner mon âge.

Erreur…

Je commençai à donner mon cursus scolaire et professionnel. J’étais littéralement à côté de la plaque. Il me regarda en ayant un air de dédains. Cet à cet instant que je réalisai que je devais premièrement lui donner mon âge. «boum» il m’arrêta.

 Yul: « Eh bien, merci pour votre présentation. C’est bon, mais pour moi, je pense que vous êtes trop jeune pour occuper le poste. Mais nous vous répondrons dans les plus brefs délais. »

 J’étais choqué. Je ne m’attendais pas à avoir ce genre de commentaire.

 Oui, je suis jeune, certes. Mais j’ai prouvé par mon travail et mon engagement que je pouvais bien gérer le poste. Alors ce jour-là, je les ai juste quitté et je suis retourné à Dakar.

 Le fait est que, depuis ce moment où je suis allé pour l’entrevue jusqu’à maintenant, cela fait six mois ou huit, le siège social n’a pas envoyé une autre personne pour prendre le poste. Je suis donc toujours le chef d’escale par intérim de Voyager Airlines au Sénégal.

Après cette séance d’entrevu, Yul a commencé à venir régulièrement à Dakar en mission. J’ai même pensé qu’il bloquait ma candidature parce qu’il voulait mettre une de ses relations ou postuler pour lui-même. Mais non.

Le gars m’avait dit un jour qu’il n’était pas intéressé par le poste. Il a commencé à me poser des problèmes à chaque fois qu’il était à Dakar, concernant la façon dont je traitais affaire avec nos partenaires, nos prestataires de services et même avec les agences gouvernementales comme l’ASECNA, l’ANACS et même la société Total pour l’approvisionnement en carburant, en disant que je retardais le vol en faisant le plein de l’avion et que je devrais faire une telle action assez tôt pour que l’avion parte à l’heure et tant d’autres choses …

Non mais oh attendé. Je devais faire la magie pour mettre le carburant dans l’avion avant son atérrissage ou bien🙄.

Il me gonflait mais alors la vous ne pouvez meme pas imaginer.

 Et un jour, nous avons eu un affrontement sévère, et depuis, je ne veux même plus le voir. Il s’est excusé, mais je m’en fous. Je lui ai dit que je m’en tapais de ses excuses.

 Après l’appel de Yul, je me suis simplement allongé sur mon lit pour me détendre. Dieu merci, Ihuoma m’a réveillé. Sinon, j’aurais dormi jusqu’au lendemain.

 *****************************

 Tôt ce dimanche matin, vers 2 heures, Ihuoma et moi, ainsi que quelques autres collègues, avons quitté notre hôtel pour l’aéroport. (Ouais, je peux voir vos grands yeux ouverts; nous avions un bus qui nous conduisait à l’aéroport).

 L’enregistrement commençait vers 05h30 am, mais nous devions partir tôt pour être à l’heure à l’aéroport. Vous connaissez Lagos, avec la longue distance. On n’était jamais sûre de ce qui pouvait arriver en chemin.

 Le vol était complet de Lagos avec plus 200 PAX (passagers) revenant de leurs vacances. Je partais ce dimanche tôt le matin pour Dakar;

 J’ai dû opérer le vol depuis Lagos et avec l’aide du chef d’escale de Lagos, Mme Bukky Ademola, j’envoya les informations nécessaires à notre représentant. C’est-à-dire le manifeste des passagers, l’heure de décollage de Lagos, et aussi l’heure estimative d’atterrissage à Dakar EAT, et la demande de fauteuil roulant pour un passager.

 Après cela, j’alla directement en salle d’embarquement.

 Ihuoma: « ok ma chérie, Il est temps pour nous de partir. Je t’appellerai quand j’arriverai à Jo’burg, ok! »

 Tomiwa: « ok, ma belle! Prends soin de toi et faites un bon voyage. »

 Elle me laissa là où j’étais assise, et dès qu’elle franchi la porte d’embarquement, quelqu’un vint s’asseoir près de moi.

 Lui: Tiens tiens ma belle! Qu’on se retrouve, hein! Tomi, comment ça va? Il entama la conversation.

 Je me retournai pour voir qui était la personne.

Que dois-je faire à cet enfant eh Dieu? Grrrrr!

Tomiwa s’il te plait, pardon retiens toi. Cogitai-je dans ma tête.

 Tomiwa: « oh pffff! Pas toi encore! T’es la dernière personne à qui j’aimerai parler ce matin. » Je sorti ces paroles de ma bouche, surprise de le voir là, à l’aéroport, en salle d’embarquement.

 Yul: « ma chère, je crois que tu n’auras pas le choix. Je suis dans ce vol car laissez-moi te dire quelque chose, nous allons être sur le même vol jusqu’à l’arrivée. » il sourit en me narguant du genre, trop tard, tu m’auras à ton dos tout le trajet du voyage.

 Tomiwa : « quoi? Ne me dis pas que tu vas sur Accra! » je criai. Les gens assis derrière nous se retournèrent pour me regarder.

 Yul: « Point of correction ! je vais à Dakar en mission ma belle ! » il était tellement sûr de lui.

 Tomiwa: « Attends, ah! ah!  Et c’est juste maintenant que tu me le dis? » J’étais stupéfaite. Je ressassais dans ma tête notre dernière conversation.

 Yul: « J’ai essayé de te le faire savoir, mais tu ne m’as pas permis… »

 Tomiwa: « peu importe… »

L’annonce d’embarquement interrompu notre conversation.

Je me levai le laissant derrière et alla embarquer. J’avais toute idée que mon vol n’allait pas être paisible.

Cet homme savait pourquoi il me demandait un rendez-vous hier. Il savait qu’il allait à Dakar, et j’ai accepté de le voir comme une idiote !

 *************************************

Nous avons décollé de Lagos à 08h00. Après 34mns de vol, nous atterrissions à Accra.

 Avant de partir d’Accra.

 Le pilote passa son annonce habituelle:

 « Bonjour, chers passagers. Le capitaine Richard COOK aux commandes.

Tout d’abord, je souhaite la bienvenue à bord à vous nos passagers du vol 86A de Voyager Airlines en destination de Dakar.

 Il est 8h34. Il fait beau et avec le vent de notre côté, nous prévoyons atterrir à Dakar à 3h15 environ, 45 minutes d’avance sur l’heure.

 Le temps à Dakar est clair, avec une température de 18 degrés cet après-midi.

Si le temps le permet, nous devrions avoir une vue magnifique sur la ville en descendant.

Le personnel de cabine viendra dans une vingtaine de minutes vous offrir une collation légère et une boisson, et le film en vol débutera peu de temps après.

 Encore une fois, nous vous remercions d’avoir choisi de voyager avec nous aujourd’hui et nous espérons que vous apprécierez votre vol. « 

 Et puis l’hôtesse:

 « Mesdames et messieurs, au nom de l’équipage, je vous demande de bien vouloir attirer votre attention sur les moniteurs ci-dessus tout au long de notre présentation.

Il y a six issues de secours sur cet avion.

Prenez une minute pour localiser la sortie la plus proche de vous.

Notez que la sortie la plus proche est peut-être derrière vous.

Comptez le nombre de lignes de sièges jusqu’à cette sortie. Si la cabine subit une perte de pression soudaine, restez calme et écoutez les instructions du personnel de cabine.

Les masques à oxygène tomberont du dessus de votre siège. Placez le masque sur votre bouche et votre nez comme ceci. Tirez sur la languette pour la resserrer.

Si vous voyagez avec des enfants, assurez-vous que votre masque est en place avant d’aider vos enfants. Dans le cas peu probable d’un atterrissage et d’une évacuation d’urgence, laissez vos bagages à main derrière vous.

Des gilets de sauvetage sont situés sous vos sièges et un éclairage de secours vous mènera à votre sortie et à votre toboggan les plus proches.

Nous vous demandons de vous assurer que tous les bagages à main sont rangés en toute sécurité pendant le vol.

Pendant que nous attendons le décollage, veuillez prendre un moment pour consulter la carte de données de sécurité dans la poche du siège devant vous.

Après le passage de l’hôtesse, j’ai tout de suite mis mes caches lumières et m’endormis.

Je l’ai fait parce que je ne voulais pas avoir de conversation avec Yul. Il était assis juste à mes cotés.

C’est le message du capitaine COOK qui m’a réveillé avant notre atterrissage à Dakar.

J’ai pris mon sac à main et je suis immédiatement allé voir notre Country Manager (CM), M. Moyosore qui était au sol, attendant que les passagers sortent de l’avion.

CM: « Hé, Liane! » Il aime m’appeler par ce nom parce qu’il dit que c’était la première fois qu’il entendait ce genre de nom. « Comment allez-vous? Bienvenue à nouveau! J’espère que vous avez fait un bon voyage! » Il s’écria en me voyant. Vous savez comment les naijjés aiment crier 🤣.

Tomiwa: « Très bien, Monsieur! » ouais, pas mal!

 CM: « ok. Prenez ces documents, déposez-les au bureau, et vous pouvez y aller. »

 Tomiwa: « Merci, Monsieur! » à demain au bureau.

Comme s’il savait que je ne voulais pas gérer le vol car j’étais très fatigué. Je l’ai laissé. J’alla déposer les documents et je rentra directement chez moi.

 J’habitais Sacré Cœur 3 derrière la « boulangerie Jaune » dans un duplex de trois chambres. En rentrant chez moi, grrr… Vous ne pouvez pas imaginer ce que j’ai vu….

J’ai enfin publié aujourd’hui. 😊

Bonne semaine à tous.

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